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En v'là du jazz, en v'là ! Et c’est du bon, croyez-moi !”( air
connu).
Ce bon jazz, c’est celui de "Talisman", le dernier enregistrement du
saxophoniste
belge Fred Delplancq. Trois ans se sont écoulés depuis "witches
dance", son
précédent album, trois ans de rencontres, de voyages, de tournées,
de réflexions,
d’amitiés et d’amour, mais surtout le temps nécessaire pour composer
tous les
morceaux de ce nouveau petit bijou.
Au final, une musique forte, énergique, originale sans tomber dans
l’extravagant
ou l’inaudible. Pas de standards donc, mais du beau travail, de la
prise de risque
venant d’un musicien qui a quelque chose à dire, une personnalité
propre et qui
ne se retient pas de l’exprimer.
Dix compositions autour d'un quartet dans l’air du temps: au piano,
Vincent
Bruyninckx, flamboyant et charismatique, volant fréquemment la
vedette à Fred,
un nom à retenir et à suivre; à la basse, un Sam Gerstmans bien en
forme, et aux
drums, Toon Van Dionant, ingénieux batteur, distillant un tempo et
quelques
solos originaux tout au long de «Talisman».
Sans oublier, la présence exceptionnelle du trompettiste Jean-Paul
Estiévenart,
brillant comme toujours et dont la rencontre avec Fred sur le
quatrième morceau
met l’eau à la bouche, dans l’hypothétique attente d’un album
commun.
Enfin, cet enregistrement ne sonnerait pas aussi bien, sans la
présence chaleureuse
du maître des lieux, dont le réel talent de compositeur et le son
mélodieux,
puissant, très coltranien, mais surtout sincère, ne font que
confirmer tout le bien
qu’on pensait de lui et surtout qu’il faudra continuer à penser
Delplancq lorsqu'on
évoquera le jazz belge et européen.
« Talisman » est donc un bel et bon album, totalement abouti, qui ne
laissera que
le moment d’une ou deux ballades, le temps de reprendre son souffle,
avant de
redémarrer dans le monde musical de Monsieur Delplancq.
« En v'là du jazz, en v'là ! Et c'est du bon croyez-moi » .
Etienne Payen |
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Fred Delplancq Quartet
Talisman (Talisman-Music asbl / www.freddelplancq.com)
Après son album "Witches Dance" de 2004, gravé en compagnie de Jef
Neve, Guus
Bakker et Kris Duerinckx, le saxophoniste montois présente, outre un
arrangement
personnel de "It's all right with me" de Cole Porter, une nouvelle
série de neuf
compositions originales avec son nouveau quartet: le Namurois
Vincent
Bruyninckx, élève de Nathalie Loriers et d'Eric Legnini, est
désormais au piano,
le très sollicité Sam Gerstmans à la contrebasse et Toon van Dionant,
formé au
Lemmens Instituut par Dré Pallemaerts, à la batterie. L'album
s'ouvre sur un
"Mister Ravi" aux superbes envolées de ténor. On retrouve le même
punch
dévastateur sur "The Gale", "15 May" et "I'm hungry" tandis que sur
"Tendre
cécile", "Simplicity" ou "Talisman", le ténor se fait plus
langoureux. "The
traveller" permet à Sam Gerstmans puis à Vincent Bruyninckx de
prendre de
lumineux soli tandis que, tout au long de l'album, Toon van Dionant
soutient le
quartet de son drive vigoureux. Enfin, sur "Triste", le jeune
trompettiste Jean-
Paul Estiévenart (Django d'or Révélaton en 2006) rejoint le quartet
pour une
ballade aux accents post-bop. L'album confirme l'impression de
grande cohésion
laissée par la formation durant la tournée Jazz Tour. Parmi les
projets du
nouveau label, des albums dévolus aux quartets du guitariste
François Decamps et
de Jean-Paul Estiévenart (contact@talisman-music.com).
C.LOXHAY |
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Fred Delplancq Quartet " Second Time ", Album Talisman.
Ce jeudi 15 novembre, j'ai eu la chance et le plaisir d'assister à
la
présentation du CD du nouveau quartet de Fred Delplancq.
Sous le nouveau label belge (Montois) "Talisman-Music", le
talentueux
saxophoniste sort ici son second album en tant que leader,
accompagné par
trois comparses expérimentés dont le talent n'est plus à prouver.
Jazz
moderne, inspiré de Ravi Coltrane (mis à l'honneur sur la première
plage
intitulée "Mister Ravi"), mais aussi de Branford Marsalis et de Cole
Porter
(mis, lui également, à l'honneur sur la plage "It's All Right With
Me" seul
morceau non composé par Frédéric sur ce CD).
Sur le morceau Triste, nous découvrons avec plaisir le trompettiste
Jean-
Paul Estiévenart dans de magnifiques improvisations qui ne sont pas
sans
me rappeler les frères Brecker (ceci n'engage que moi bien entendu).
Enormément de sensibilité et de chaleur sur les morceaux Tendre
Cécile et Simplicity qui me touchent particulièrement.
Laissez-vous enfin emporter par The Talisman (morceau Titulaire), 15
May et I'm Hungry où vous ne pourrez éviter de clore les yeux et
d'entrer
dans cette agilité mélodique en dodelinant de la tête.
Luc Siccard
Fred Delplancq Quartet " Second Time" is :
Fred DELPLANCQ (Leader, Tenor Sax)
Vincent BRUYNINCKX (Piano)
Sam GERTSMANS (Double Bass)
Toon VAN DIONANT (Drums)
Quelques dates à retenir pour découvrir le groupe en live et vous
procurer
cet excellent CD (info complémentaires sur www.freddelplancq.com
Luc Siccard |
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Publié le 27 janvier 2008
Fred Delplancq
Talisman
|
Trois ans se
sont écoulés depuis Witches dance, le
précédent album de Fred Delplancq (The Wrong
Objet) - trois ans de rencontres, de
voyages, de tournées, de réflexions,
d’amitiés et d’amour, mais surtout le temps
nécessaire pour composer tous les morceaux
de ce nouveau petit bijou. Au final, une
musique forte, énergique, originale sans
tomber dans l’extravagant ou l’inaudible.
Pas de standards donc, mais du beau travail,
de la prise de risque venant d’un musicien
qui a quelque chose à dire, une personnalité
propre et qui ne se retient pas de
l’exprimer.
Dix
compositions autour d’un quartet dans l’air
du temps : au piano, Vincent Bruyninckx,
flamboyant et charismatique, volant
fréquemment la vedette à Fred Delplancq, un
nom à retenir, à la basse, un Sam
Gerstmans trsè en forme, et aux drums,
Toon Van Dionant qui, ingénieux,
distille un tempo et quelques solos
originaux tout au long de "Talisman".
Sans
oublier, la présence exceptionnelle du
trompettiste Jean-Paul Estiévenart,
brillant comme toujours et dont la rencontre
avec Delplancq sur le quatrième morceau met
l’eau à la bouche, dans l’hypothétique
attente d’un album commun.
Enfin, cet
enregistrement ne sonnerait pas aussi bien
sans la présence chaleureuse du maître des
lieux, dont le réel talent de compositeur et
le son mélodieux, puissant, très "coltranien",
mais surtout sincère, ne font que confirmer
tout le bien qu’on pensait de lui, et
surtout qu’il faudra continuer à penser
Delplancq lorsqu’on évoquera le jazz belge
et européen.
Talisman
est donc un bel et bon album, totalement
abouti, qui ne s’autorise qu’une ou deux
ballades, le temps de reprendre son souffle,
avant de redémarrer dans le monde musical de
Monsieur Delplancq.
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Fred Delplancq Quartet : Talisman
(Talisman Music), 2007
Le premier
titre,
Mister
Ravi,
est un hommage au second fils de John et Alice Coltrane, ce qui peut
paraître étonnant si l’on sait que ce saxophoniste est toujours en
progression comme en témoigne ses quatre albums personnels dont le
dernier en date,
In Flux,
paraît aujourd’hui le plus abouti. Toutefois, Ravi Coltrane qui a
refusé de s’inscrire dans la voie ouverte par son père en préférant
s’imposer au rythme qu’il s’est choisi, a quand même développé un
style original qu’on retrouvera d’ailleurs ici, rendu avec beaucoup
de subtilité. C’est bien le même genre de jazz post-bop que joue
avec énergie et passion
Fred Delplancq
qui
s’approprie avec une apparente facilité cette façon très singulière
qu’à son modèle d’articuler ses phrases au-dessus des mesures sans
jamais perdre le sens du swing. En un sens, cet exercice montre
combien Fred Delpancq est un saxophoniste talentueux, doué d’une
sensibilité et d’une ouverture formidables - ce que confirme par
ailleurs le reste du répertoire qui se cantonne dans le même idiome
d’un post-bop aventureux aux harmonies complexes - allant même dans
ses ultimes explorations jusqu’à à flirter l’espace d’un moment avec
le free jazz. Au fil des plages, on pense aussi à Wayne Shorter ou à
Brandford Marsalis qui soufflent tous les deux avec le même esprit
de liberté. On retrouve non seulement la technique formidable de ces
musiciens chez Fred Delplancq mais aussi leur spiritualité,
indispensable pour soutenir de telles mouvances créées dans
l’instant. Ecoutez
Talisman
par exemple : ne recèle-t-il pas dans ses mutations et ses
improvisations tournoyantes ce qui fait toute la force de cette
musique (the healing force of the universe pour paraphraser Albert
Ayler) ? Un tel projet ne peut toutefois donner sa pleine mesure que
si le leader est entouré de sidemen capables de partager sa vision
et, par chance, son nouveau quartet (Second Time), pourtant composé
de jeunes musiciens moyennement ou peu connus, est carrément
époustouflant. Le pianiste
Vincent Bruyninckx
notamment est un nom à retenir : ses solos arborescents rehaussent
les partitions et son interactivité au sein de la rythmique,
composée de
Sam Gerstmans
à la contrebasse et de
Toon Van Dionant
à la batterie, est exemplaire. Pour une cure de jazz moderne et
aventureux, innovant et émotionnel, pensez à Fred Delplancq : pour
peu qu’on ferme les yeux, c’est le genre de musique qui vous irradie
de l’intérieur.
[
Fred Delplancq ] [
Talisman Music ]
http://users.skynet.be/sky19290/
Cliquer sur INDEX JAZZ et aller
sur Nouveautés en Jazz Belge.
http://www.dragonjazz.com/
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Delplancq,
Fred - Talisman
|
genre:
Jazz
label:
Talisman-Music Asbl
distribution:
AMG
date publication: 2007
date sortie: 15 novembre 2007
tel. promo: Menten Claudine
ref: TM 1
morceaux: 10
support: Album CD
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Les ingrédients d'un jazz résolument actuel sont
naturellement mélangés et tour à tour, surprenant de
tradition et de modernisme. Il suffit de se laisser
entraîner vers un voyage contrasté par la chaleur subtile
des harmonies, la justesse implacable des mélodies et la
générosité de ses interprètes.
Il est accompagné par Jean-Paul Estievenart (trompette),
Vincent Bruyninckx (piano), Sam Gerstmans (basse) et Toon
Van Dionant (percussions). |
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06-04-2007
|
[ Fred Delplancq Quartet à la Jazz Station ] - [ jacquesp @
00:45:40 ] -
Musique |
Pour
moi, c’est chaque fois un plaisir d’aller écouter
Fred Delplancq.
Ce saxophoniste joue toujours avec ferveur, avec passion...
Il ne se cache pas. Il semble ne rien calculer. C’est franc
et direct.
C’est ce que j’aime dans son jeu : cette honnêteté, cette
véracité qui s’en dégage, que ce soit dans des ballades ou
des hard bop aux tempos échevelés.

Fred travaille à la préparation de son prochain disque.
Le précédent date déjà de 2004.
Mais, après tout, il a sans doute bien raison de ne pas trop
de se précipiter afin de donner une digne suite à ce très
beau premier opus.
Avoir Jef Neve au piano, en « sideman », est sans
doute une preuve supplémentaire que la musique de Delplancq
en vaut la peine, non ?
Espérons d’ailleurs que Jef continue à trouver le temps pour
encore pouvoir jouer avec ce quartet. Je sais, en tout cas,
que ce n’est pas l’envie qui lui manque.
A la batterie, il y a le tempétueux Kris Duerinckx.
Frappe sèche et jeu précis.
Et à la basse Guus Bakker à l’assise ferme et solide.
On le voit, Fred sait s’entourer.

A la Jazz Station, samedi dernier (enfin… c’était
déjà le 24 mars), le quartet a ouvert le concert avec un
hommage à Ravi Coltrane (cela situe les références).
Non pas en reprenant un des thèmes du saxophoniste
américain, mais en jouant une compo personnelle qui lui est
dédiée : «Mister Ravi».
C’est une belle entrée en matière : souple et évolutive.
Sur l’introduction sourde et résonante de la basse, Jef
pince et frotte les cordes de son piano. Tout se met en
place par touches pour décoller doucement mais sûrement vers
un groove pêchu.
Puis, sur«Triste», le jeu de Fred oscille entre tradition et
modernisme.
Il ajoute cette petite pointe de folie qui lui permet
d’échafauder des mélodies harmonieuses et puissantes à la
fois.
Avec «The Gale», c’est Jef qui se mettra en évidence dans un
solo époustouflant.
Et comme chacun à l’occasion de se mettre en évidence, c’est
au tour de la basse hypnotique et profonde de Guus,
desoutenir un autre remarquable solo de Jef sur «Tendre
Cecile», … mais à la sauce soul cette fois-ci.
Cela nous permettra d’entendre aussi un Delplancq très
sensible.
Et pour terminer ce premier set, on aura droit à une
ballade,«Talisman», avec un jeu tout en «cascade» du sax qui
n’est pas sans rappeler le très beau «Witches Dance».

Le second set débutera de manière plus «furieuse».
Le sax rageur de Fred, les solos impitoyables de Jef et la
fureur de Duerinckx à la batterie, élèvent le niveau d’un
cran. Le thème qu’ils jouent n’a pas encore de titre, mais
je parie que nous le réentendrons souvent, tellement il
regorge d’énergie et d’idées en germes.
Ensuite, tout en douceur, à la manière d’une valse/tango qui
emprunte parfois le chemin du blues, «Le Voyageur» nous
invite à un beau dialogue entre le sax et la contrebasse.
Le feu couve cependant toujours sous les doigts de Jef qui
vient de temps en temps redonner un petit coup de flamme.
Tout le monde jubile et le groupe fait tourner le thème pour
en extraire toute la subtilité.
Enfin, avant le rappel, le quartet interprètera «Witches
Dance» !
Merveilleux morceau.
J’adore cette mélodie mélancolique et douce-amère. Ce sax
plaintif et déchirant qui ne tombe jamais dans la mièvrerie.
C’est normal, car l’honnêteté et la véracité du propos,
comme je l’évoquais plus haut, se révèle ici avec encore
plus d’évidence.
Alors, attendons la suite… mais plus trop longtemps…
A+ |
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Fred
Delplancq, sax bomb du « Mons en jazz »
31
août 2004 -
Le Soir
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« Quand je répète avec les musiciens, j'apporte
les morceaux, et puis on essaie. Je n'impose rien... », confie Fred
Delplancq. Photo S.D. |
|
PORTRAIT
CLAIRE BORTOLIN
C'est Fred Delplancq qui signe la
programmation de « Mons en jazz ». Il est arrivé au K.Fée par hasard, en
lisant, il y a quelques années, dans... « Femmes d'aujourd'hui » un petit
article annonçant que le bistrot montois organisait des jam sessions.
Pendant trois ans, il y est venu tous les lundis et il propose encore un
groupe chaque mois.
Pourtant, si le saxophoniste jazz s'est installé à Bruxelles - Parce
que c'est là que tout se passe, que tous les musiciens se connaissent et
forment une grande famille -, il est originaire d'Elouges et y a fait
toutes ses classes. Il a découvert la musique dans les fanfares locales -
C'est là que j'ai appris l'esprit de groupe, important en jazz parce qu'on a
tous des influences différentes et qu'il faut parvenir à les mettre en
commun -, a fréquenté l'académie de Colfontaine et, avant de jeter son
dévolu sur les cours très prisés de Steve Houben au Conservatoire de
Bruxelles, c'est dans le big band dirigé à Dour par Fabrice Aleman
qu'il a attrapé le virus du jazz. Il m'a guidé vers les disques des
grands maîtres, et je n'ai plus jamais décroché depuis...
À 33 ans, Fred Delpancq connaît une phase ascendante : il vient de sortir
un CD avec son quartet, intitulé « Witches dance », reprenant huit de ses
compositions acoustiques. Sa préférée, « This is my pain », pleine de
mélancolie au milieu d'autres morceaux plus rythmés, il l'a composée à 18
ans. Il ne se contente pas de ce CD qu'il a autoproduit : il enregistre en
ce moment même avec un autre quartet, Quetzal, et travaille sur des compos
au sein d'Unlimited, projet qu'il proposera à « Mons en jazz ». Je sens
que c'est le moment pour moi ; avant, je ne me sentais pas prêt, j'avais
besoin de trouver mon propre son. Le plus difficile était de choisir entre
toutes les compositions. Quand je répète avec les musiciens, j'apporte les
morceaux, et puis on essaie. Je n'impose rien, c'est important de laisser la
liberté aux musiciens.
Pour le saxophoniste, la Belgique, et particulièrement la région de Mons,
regorge de musiciens talentueux qu'il faut mettre en avant. C'est en tout
cas le choix qu'il a opéré pour le festival Mons en jazz. Il contribue aussi
sans doute à la formation de certains futurs passionnés : il donne cours à
l'Académie de Saint-Ghislain qui a ouvert une section jazz. Une section où,
contrairement aux autres cours instrumentaux, les cours ne se donnent pas en
privé avec le prof, mais où l'on joue en groupe. C'est important de
développer l'oreille, d'apprendre à écouter ce que jouent les autres...
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Fred Delplancq
Witches Dance
Seventy
Sevens, This Is My Pain, New Start, Untitled,
Serenity, Les
Guerriers de la lumière, Unlimited,
Witches Dance
Fred
Delplancq (ts), Jef Neve (p), Guus Bakker (b),
Kris
Duerinckx (dm)
Enregistré du
19 au 23 Janvier 2004, Bruxelles
Durée : 1h
06’ 19’’
Label Travers
006 (+32 (0)2 217 48 00) (AMG)
Suivre l’actualité du jazz, c’est accumuler
coups de coeur et
déceptions. Au fil des concerts
on assiste à la déchéance
d’un ancien qui n’a
plus rien à raconter (vous
voulez des
exemples
?) et on se prend à considérer que rien
n’est plus comme « avant ».
Alors, sans
illusions, on traîne son
spleeen d’une boîte à
l’autre, d’une Stella vers
une Leffe. Et puis, par
hasard, en début de semaine,
à l’occasion d’une
jam,
sans illusion sur un hypothétique cachet,
un débutant monte sur la
scène et c’est le grand
éveil ! Bien souvent, il
reste encore beaucoup
d’hésitations dans le son mais l’auditeur averti a
compris que ce gars-là, il
en veut vraiment. En
Wallonie, on a trop souvent
cru que tout était
dit avec Bobby Jaspar, René
Thomas et Jacques
Pelzer
et puis Steve Houben est venu. Après
Steve, on avait tendance à
dire que la Wallonie
ne générait plus de bons
saxophonistes, que tout
se passait à présent en
Flandres… Et puis, de
Mons, Fabrice Alleman est
arrivé. Aujourd’hui,
après Fabrice, de Mons
aussi, Frédéric
Delplancq
resplendit. J’ai eu le plaisir de voir
évoluer
Steve et Fabrice. Frédéric Delplancq
éclôt aujourd’hui et son
premier disque est
parfaitement accompli.
L’ampleur du souffle
rappelle Rollins (« Seventy
Sevens »), le
discours : Coltrane, bien
évidemment («New
Start
») et, lorsqu’il faut du lyrisme, c’est vers
Charles Lloyd qu’il se
tourne (« This Is My
Pain
»). Dans cette filiation le saxophoniste a su
se
détacher des enseignements de ses profs pour
marquer l’histoire du jazz
belge d’une nouvelle
pierre (précieuse), d’une
personnalité
attachante. Ses
compositions, fortes par leur
structure, ont un caractère
ostentatoire. Le
pianiste Jef Neve (la
coqueluche du moment)
assure une fois de plus des
interventions très
inspirées et McCoy Tyner
n’est pas loin dans
son
solo sur «Unlimited ». Enfin un CD qui
réjouit et un leader calme,
original, sûr de lui. A
découvrir !
Jean-Marie Hacquier
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