FRED

DELPLANCQ

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Fred Delplancq Quartet "second time"  sortie du nouvel album : TALISMAN

 

 

Le Soir, article André Joassin du 9 avril 2008

Citizenjazz.com, Jacques Prouvost

Le Soir, article de Marc Danval, 12 décembre 2007

Accroches / 12.01.02 2008

Etienne Payen

Claude Loxhay

Luc Siccard

Etienne Payen, 27 janvier 2008

dragonjazz

Vers l'Avenir, Jean-Pierre Goffin, 15 décembre 2007

Wallonie Bruxelles Musique

Jacques Prouvost

Les allumés du jazz, Philippe Schoonbrood, avril 2004

Philippe Baron

Philippe Baron

Dragonjazz, Pierre Dulieu

Vers l'Avenir, Jean-Pierre Goffin

Journal du médecin, Etienne Payen

Le Soir, Claire Bortolin, 31 août 2004

Zone 02

Jean-Marie Hacquier

Etienne Payen, 18 mars 2004

Agenda, Georges Tonla Briquet, Mars 2005

Jazzmozaïek, Mik Torfs, 2005

jazz@round, Claude Loshay, juin 2005

 

Le soir, mercredi 9 avril 2008, André Joassin

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Article de Jacques Prouvost / citizenjazz.com

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Marc DANVAL

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Accroches / hiver12.01.02.2008

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En v'là du jazz, en v'là ! Et c’est du bon, croyez-moi !”( air connu).
Ce bon jazz, c’est celui de "Talisman", le dernier enregistrement du saxophoniste
belge Fred Delplancq. Trois ans se sont écoulés depuis "witches dance", son
précédent album, trois ans de rencontres, de voyages, de tournées, de réflexions,
d’amitiés et d’amour, mais surtout le temps nécessaire pour composer tous les
morceaux de ce nouveau petit bijou.
Au final, une musique forte, énergique, originale sans tomber dans l’extravagant
ou l’inaudible. Pas de standards donc, mais du beau travail, de la prise de risque
venant d’un musicien qui a quelque chose à dire, une personnalité propre et qui
ne se retient pas de l’exprimer.
Dix compositions autour d'un quartet dans l’air du temps: au piano, Vincent
Bruyninckx, flamboyant et charismatique, volant fréquemment la vedette à Fred,
un nom à retenir et à suivre; à la basse, un Sam Gerstmans bien en forme, et aux
drums, Toon Van Dionant, ingénieux batteur, distillant un tempo et quelques
solos originaux tout au long de «Talisman».
Sans oublier, la présence exceptionnelle du trompettiste Jean-Paul Estiévenart,
brillant comme toujours et dont la rencontre avec Fred sur le quatrième morceau
met l’eau à la bouche, dans l’hypothétique attente d’un album commun.
Enfin, cet enregistrement ne sonnerait pas aussi bien, sans la présence chaleureuse
du maître des lieux, dont le réel talent de compositeur et le son mélodieux,
puissant, très coltranien, mais surtout sincère, ne font que confirmer tout le bien
qu’on pensait de lui et surtout qu’il faudra continuer à penser Delplancq lorsqu'on
évoquera le jazz belge et européen.
« Talisman » est donc un bel et bon album, totalement abouti, qui ne laissera que
le moment d’une ou deux ballades, le temps de reprendre son souffle, avant de
redémarrer dans le monde musical de Monsieur Delplancq.
« En v'là du jazz, en v'là ! Et c'est du bon croyez-moi » .
Etienne Payen

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Fred Delplancq Quartet
Talisman (Talisman-Music asbl / www.freddelplancq.com)
Après son album "Witches Dance" de 2004, gravé en compagnie de Jef Neve, Guus
Bakker et Kris Duerinckx, le saxophoniste montois présente, outre un arrangement
personnel de "It's all right with me" de Cole Porter, une nouvelle série de neuf
compositions originales avec son nouveau quartet: le Namurois Vincent
Bruyninckx, élève de Nathalie Loriers et d'Eric Legnini, est désormais au piano,
le très sollicité Sam Gerstmans à la contrebasse et Toon van Dionant, formé au
Lemmens Instituut par Dré Pallemaerts, à la batterie. L'album s'ouvre sur un
"Mister Ravi" aux superbes envolées de ténor. On retrouve le même punch
dévastateur sur "The Gale", "15 May" et "I'm hungry" tandis que sur "Tendre
cécile", "Simplicity" ou "Talisman", le ténor se fait plus langoureux. "The
traveller" permet à Sam Gerstmans puis à Vincent Bruyninckx de prendre de
lumineux soli tandis que, tout au long de l'album, Toon van Dionant soutient le
quartet de son drive vigoureux. Enfin, sur "Triste", le jeune trompettiste Jean-
Paul Estiévenart (Django d'or Révélaton en 2006) rejoint le quartet pour une
ballade aux accents post-bop. L'album confirme l'impression de grande cohésion
laissée par la formation durant la tournée Jazz Tour. Parmi les projets du
nouveau label, des albums dévolus aux quartets du guitariste François Decamps et
de Jean-Paul Estiévenart (contact@talisman-music.com).
C.LOXHAY

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Fred Delplancq Quartet " Second Time ", Album Talisman.
Ce jeudi 15 novembre, j'ai eu la chance et le plaisir d'assister à la
présentation du CD du nouveau quartet de Fred Delplancq.
Sous le nouveau label belge (Montois) "Talisman-Music", le talentueux
saxophoniste sort ici son second album en tant que leader, accompagné par
trois comparses expérimentés dont le talent n'est plus à prouver. Jazz
moderne, inspiré de Ravi Coltrane (mis à l'honneur sur la première plage
intitulée "Mister Ravi"), mais aussi de Branford Marsalis et de Cole Porter
(mis, lui également, à l'honneur sur la plage "It's All Right With Me" seul
morceau non composé par Frédéric sur ce CD).
Sur le morceau Triste, nous découvrons avec plaisir le trompettiste Jean-
Paul Estiévenart dans de magnifiques improvisations qui ne sont pas sans
me rappeler les frères Brecker (ceci n'engage que moi bien entendu).
Enormément de sensibilité et de chaleur sur les morceaux Tendre
Cécile et Simplicity qui me touchent particulièrement.
Laissez-vous enfin emporter par The Talisman (morceau Titulaire), 15
May et I'm Hungry où vous ne pourrez éviter de clore les yeux et d'entrer
dans cette agilité mélodique en dodelinant de la tête.
Luc Siccard
Fred Delplancq Quartet " Second Time" is :
Fred DELPLANCQ (Leader, Tenor Sax)
Vincent BRUYNINCKX (Piano)
Sam GERTSMANS (Double Bass)
Toon VAN DIONANT (Drums)
Quelques dates à retenir pour découvrir le groupe en live et vous procurer
cet excellent CD (info complémentaires sur www.freddelplancq.com
Luc Siccard

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Publié le 27 janvier 2008
Fred Delplancq
Talisman
 
[Talisman-Music]

Trois ans se sont écoulés depuis Witches dance, le précédent album de Fred Delplancq (The Wrong Objet) - trois ans de rencontres, de voyages, de tournées, de réflexions, d’amitiés et d’amour, mais surtout le temps nécessaire pour composer tous les morceaux de ce nouveau petit bijou. Au final, une musique forte, énergique, originale sans tomber dans l’extravagant ou l’inaudible. Pas de standards donc, mais du beau travail, de la prise de risque venant d’un musicien qui a quelque chose à dire, une personnalité propre et qui ne se retient pas de l’exprimer.

Dix compositions autour d’un quartet dans l’air du temps : au piano, Vincent Bruyninckx, flamboyant et charismatique, volant fréquemment la vedette à Fred Delplancq, un nom à retenir, à la basse, un Sam Gerstmans trsè en forme, et aux drums, Toon Van Dionant qui, ingénieux, distille un tempo et quelques solos originaux tout au long de "Talisman".

Sans oublier, la présence exceptionnelle du trompettiste Jean-Paul Estiévenart, brillant comme toujours et dont la rencontre avec Delplancq sur le quatrième morceau met l’eau à la bouche, dans l’hypothétique attente d’un album commun.

Enfin, cet enregistrement ne sonnerait pas aussi bien sans la présence chaleureuse du maître des lieux, dont le réel talent de compositeur et le son mélodieux, puissant, très "coltranien", mais surtout sincère, ne font que confirmer tout le bien qu’on pensait de lui, et surtout qu’il faudra continuer à penser Delplancq lorsqu’on évoquera le jazz belge et européen.

Talisman est donc un bel et bon album, totalement abouti, qui ne s’autorise qu’une ou deux ballades, le temps de reprendre son souffle, avant de redémarrer dans le monde musical de Monsieur Delplancq.

 

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Fred Delplancq Quartet : Talisman

(Talisman Music), 2007

 

Le premier titre, Mister Ravi, est un hommage au second fils de John et Alice Coltrane, ce qui peut paraître étonnant si l’on sait que ce saxophoniste est toujours en progression comme en témoigne ses quatre albums personnels dont le dernier en date, In Flux, paraît aujourd’hui le plus abouti. Toutefois, Ravi Coltrane qui a refusé de s’inscrire dans la voie ouverte par son père en préférant s’imposer au rythme qu’il s’est choisi, a quand même développé un style original qu’on retrouvera d’ailleurs ici, rendu avec beaucoup de subtilité. C’est bien le même genre de jazz post-bop que joue avec énergie et passion Fred Delplancq qui s’approprie avec une apparente facilité cette façon très singulière qu’à son modèle d’articuler ses phrases au-dessus des mesures sans jamais perdre le sens du swing. En un sens, cet exercice montre combien Fred Delpancq est un saxophoniste talentueux, doué d’une sensibilité et d’une ouverture formidables - ce que confirme par ailleurs le reste du répertoire qui se cantonne dans le même idiome d’un post-bop aventureux aux harmonies complexes - allant même dans ses ultimes explorations jusqu’à à flirter l’espace d’un moment avec le free jazz. Au fil des plages, on pense aussi à Wayne Shorter ou à Brandford Marsalis qui soufflent tous les deux avec le même esprit de liberté. On retrouve non seulement la technique formidable de ces musiciens chez Fred Delplancq mais aussi leur spiritualité, indispensable pour soutenir de telles mouvances créées dans l’instant. Ecoutez Talisman par exemple : ne recèle-t-il pas dans ses mutations et ses improvisations tournoyantes ce qui fait toute la force de cette musique (the healing force of the universe pour paraphraser Albert Ayler) ? Un tel projet ne peut toutefois donner sa pleine mesure que si le leader est entouré de sidemen capables de partager sa vision et, par chance, son nouveau quartet (Second Time), pourtant composé de jeunes musiciens moyennement ou peu connus, est carrément époustouflant. Le pianiste Vincent Bruyninckx notamment est un nom à retenir : ses solos arborescents rehaussent les partitions et son interactivité au sein de la rythmique, composée de Sam Gerstmans à la contrebasse et de Toon Van Dionant à la batterie, est exemplaire. Pour une cure de jazz moderne et aventureux, innovant et émotionnel, pensez à Fred Delplancq : pour peu qu’on ferme les yeux, c’est le genre de musique qui vous irradie de l’intérieur.

 

[ Fred Delplancq ] [ Talisman Music ]

 

 

 

 

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Article de Jean-Pierre GOFFIN paru dans "Vers l'Avenir" le 15 Décembre 2007

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Delplancq, Fred - Talisman
genre: Jazz
label: Talisman-Music Asbl
distribution: AMG

date publication: 2007
date sortie: 15 novembre 2007
tel. promo: Menten Claudine
ref: TM 1

morceaux: 10
support: Album CD


 
 
 
 
 
 
Les ingrédients d'un jazz résolument actuel sont naturellement mélangés et tour à tour, surprenant de tradition et de modernisme. Il suffit de se laisser entraîner vers un voyage contrasté par la chaleur subtile des harmonies, la justesse implacable des mélodies et la générosité de ses interprètes.

Il est accompagné par Jean-Paul Estievenart (trompette), Vincent Bruyninckx (piano), Sam Gerstmans (basse) et Toon Van Dionant (percussions).

 

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06-04-2007


Utilisez ce lien si vous voulez ajouter un signet ou un lien direct vers cet article... [ Fred Delplancq Quartet à la Jazz Station ] - [ jacquesp @ 00:45:40 ] - Musique
Pour moi, c’est chaque fois un plaisir d’aller écouter Fred Delplancq.
Ce saxophoniste joue toujours avec ferveur, avec passion... Il ne se cache pas. Il semble ne rien calculer. C’est franc et direct.
C’est ce que j’aime dans son jeu : cette honnêteté, cette véracité qui s’en dégage, que ce soit dans des ballades ou des hard bop aux tempos échevelés.

001

Fred travaille à la préparation de son prochain disque.
Le précédent date déjà de 2004.
Mais, après tout, il a sans doute bien raison de ne pas trop de se précipiter afin de donner une digne suite à ce très beau premier opus.

Avoir Jef Neve au piano, en « sideman », est sans doute une preuve supplémentaire que la musique de Delplancq en vaut la peine, non ?
Espérons d’ailleurs que Jef continue à trouver le temps pour encore pouvoir jouer avec ce quartet. Je sais, en tout cas, que ce n’est pas l’envie qui lui manque.
A la batterie, il y a le tempétueux Kris Duerinckx. Frappe sèche et jeu précis.
Et à la basse Guus Bakker à l’assise ferme et solide.
On le voit, Fred sait s’entourer.

002

A la Jazz Station, samedi dernier (enfin… c’était déjà le 24 mars), le quartet a ouvert le concert avec un hommage à Ravi Coltrane (cela situe les références). Non pas en reprenant un des thèmes du saxophoniste américain, mais en jouant une compo personnelle qui lui est dédiée : «Mister Ravi».
C’est une belle entrée en matière : souple et évolutive.
Sur l’introduction sourde et résonante de la basse, Jef pince et frotte les cordes de son piano. Tout se met en place par touches pour décoller doucement mais sûrement vers un groove pêchu.

Puis, sur«Triste», le jeu de Fred oscille entre tradition et modernisme.
Il ajoute cette petite pointe de folie qui lui permet d’échafauder des mélodies harmonieuses et puissantes à la fois.

Avec «The Gale», c’est Jef qui se mettra en évidence dans un solo époustouflant.
Et comme chacun à l’occasion de se mettre en évidence, c’est au tour de la basse hypnotique et profonde de Guus, desoutenir un autre remarquable solo de Jef sur «Tendre Cecile», … mais à la sauce soul cette fois-ci.
Cela nous permettra d’entendre aussi un Delplancq très sensible.
Et pour terminer ce premier set, on aura droit à une ballade,«Talisman», avec un jeu tout en «cascade» du sax qui n’est pas sans rappeler le très beau «Witches Dance».

003

Le second set débutera de manière plus «furieuse».
Le sax rageur de Fred, les solos impitoyables de Jef et la fureur de Duerinckx à la batterie, élèvent le niveau d’un cran. Le thème qu’ils jouent n’a pas encore de titre, mais je parie que nous le réentendrons souvent, tellement il regorge d’énergie et d’idées en germes.

Ensuite, tout en douceur, à la manière d’une valse/tango qui emprunte parfois le chemin du blues, «Le Voyageur» nous invite à un beau dialogue entre le sax et la contrebasse.
Le feu couve cependant toujours sous les doigts de Jef qui vient de temps en temps redonner un petit coup de flamme.
Tout le monde jubile et le groupe fait tourner le thème pour en extraire toute la subtilité.

Enfin, avant le rappel, le quartet interprètera «Witches Dance» !
Merveilleux morceau.
J’adore cette mélodie mélancolique et douce-amère. Ce sax plaintif et déchirant qui ne tombe jamais dans la mièvrerie.
C’est normal, car l’honnêteté et la véracité du propos, comme je l’évoquais plus haut, se révèle ici avec encore plus d’évidence.

Alors, attendons la suite… mais plus trop longtemps…

A+

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Texte de Philippe Schoonbrood, Les Allumés du Jazz N° 11/2004

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Texte de Philippe BARON

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Texte de Philippe BARON

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Texte de Pierre DULIEU, http://www.dragonjazz.com

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Vers L' Avenir, texte de Jean-Pierre GOFFIN

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Journal du Médecin, texte d' Etienne PAYEN

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 Fred Delplancq, sax bomb du « Mons en jazz »
31 août 2004 - Le Soir

« Quand je répète avec les musiciens, j'apporte les morceaux, et puis on essaie. Je n'impose rien... », confie Fred Delplancq. Photo S.D.

 

PORTRAIT

CLAIRE BORTOLIN

C'est Fred Delplancq qui signe la programmation de « Mons en jazz ». Il est arrivé au K.Fée par hasard, en lisant, il y a quelques années, dans... « Femmes d'aujourd'hui » un petit article annonçant que le bistrot montois organisait des jam sessions. Pendant trois ans, il y est venu tous les lundis et il propose encore un groupe chaque mois.

Pourtant, si le saxophoniste jazz s'est installé à Bruxelles - Parce que c'est là que tout se passe, que tous les musiciens se connaissent et forment une grande famille -, il est originaire d'Elouges et y a fait toutes ses classes. Il a découvert la musique dans les fanfares locales - C'est là que j'ai appris l'esprit de groupe, important en jazz parce qu'on a tous des influences différentes et qu'il faut parvenir à les mettre en commun -, a fréquenté l'académie de Colfontaine et, avant de jeter son dévolu sur les cours très prisés de Steve Houben au Conservatoire de Bruxelles, c'est dans le big band dirigé à Dour par Fabrice Aleman qu'il a attrapé le virus du jazz. Il m'a guidé vers les disques des grands maîtres, et je n'ai plus jamais décroché depuis...

À 33 ans, Fred Delpancq connaît une phase ascendante : il vient de sortir un CD avec son quartet, intitulé « Witches dance », reprenant huit de ses compositions acoustiques. Sa préférée, « This is my pain », pleine de mélancolie au milieu d'autres morceaux plus rythmés, il l'a composée à 18 ans. Il ne se contente pas de ce CD qu'il a autoproduit : il enregistre en ce moment même avec un autre quartet, Quetzal, et travaille sur des compos au sein d'Unlimited, projet qu'il proposera à « Mons en jazz ». Je sens que c'est le moment pour moi ; avant, je ne me sentais pas prêt, j'avais besoin de trouver mon propre son. Le plus difficile était de choisir entre toutes les compositions. Quand je répète avec les musiciens, j'apporte les morceaux, et puis on essaie. Je n'impose rien, c'est important de laisser la liberté aux musiciens.

Pour le saxophoniste, la Belgique, et particulièrement la région de Mons, regorge de musiciens talentueux qu'il faut mettre en avant. C'est en tout cas le choix qu'il a opéré pour le festival Mons en jazz. Il contribue aussi sans doute à la formation de certains futurs passionnés : il donne cours à l'Académie de Saint-Ghislain qui a ouvert une section jazz. Une section où, contrairement aux autres cours instrumentaux, les cours ne se donnent pas en privé avec le prof, mais où l'on joue en groupe. C'est important de développer l'oreille, d'apprendre à écouter ce que jouent les autres...

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Zone 02, texte de JDN

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Fred Delplancq

Witches Dance

Seventy Sevens, This Is My Pain, New Start, Untitled,

Serenity, Les Guerriers de la lumière, Unlimited,

Witches Dance

Fred Delplancq (ts), Jef Neve (p), Guus Bakker (b),

Kris Duerinckx (dm)

Enregistré du 19 au 23 Janvier 2004, Bruxelles

Durée : 1h 06’ 19’’

Label Travers 006 (+32 (0)2 217 48 00) (AMG)

 

Suivre l’actualité du jazz, c’est accumuler

coups de coeur et déceptions. Au fil des concerts

on assiste à la déchéance d’un ancien qui n’a

plus rien à raconter (vous voulez des

exemples ?) et on se prend à considérer que rien

n’est plus comme « avant ». Alors, sans

illusions, on traîne son spleeen d’une boîte à

l’autre, d’une Stella vers une Leffe. Et puis, par

hasard, en début de semaine, à l’occasion d’une

jam, sans illusion sur un hypothétique cachet,

un débutant monte sur la scène et c’est le grand

éveil ! Bien souvent, il reste encore beaucoup

d’hésitations dans le son mais l’auditeur averti a

compris que ce gars-là, il en veut vraiment. En

Wallonie, on a trop souvent cru que tout était

dit avec Bobby Jaspar, René Thomas et Jacques

Pelzer et puis Steve Houben est venu. Après

Steve, on avait tendance à dire que la Wallonie

ne générait plus de bons saxophonistes, que tout

se passait à présent en Flandres… Et puis, de

Mons, Fabrice Alleman est arrivé. Aujourd’hui,

après Fabrice, de Mons aussi, Frédéric

Delplancq resplendit. J’ai eu le plaisir de voir

évoluer Steve et Fabrice. Frédéric Delplancq

éclôt aujourd’hui et son premier disque est

parfaitement accompli. L’ampleur du souffle

rappelle Rollins (« Seventy Sevens »), le

discours : Coltrane, bien évidemment («New

Start ») et, lorsqu’il faut du lyrisme, c’est vers

Charles Lloyd qu’il se tourne (« This Is My

Pain »). Dans cette filiation le saxophoniste a su

se détacher des enseignements de ses profs pour

marquer l’histoire du jazz belge d’une nouvelle

pierre (précieuse), d’une personnalité

attachante. Ses compositions, fortes par leur

structure, ont un caractère ostentatoire. Le

pianiste Jef Neve (la coqueluche du moment)

assure une fois de plus des interventions très

inspirées et McCoy Tyner n’est pas loin dans

son solo sur «Unlimited ». Enfin un CD qui

réjouit et un leader calme, original, sûr de lui. A

découvrir !

Jean-Marie Hacquier

 

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Texte d'Etienne Payen

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Agenda, Mars 2005, texte de Georges Tonla Briquet

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Jazzmozaïek, mars-avril-mai 2005, texte de Mik Torfs

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j@zz@round 6/2005 texte de Claude Loxhay

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